Augustin Robespierre – le petit frère du redouté Incorruptible. Représentant en mission de la Convention, il se trouvait souvent loin de Paris et se montrait moins cruel que certains de ses collègues. Auprès de l’armée d’Italie, il reconnut et encouragea le talent du jeune Bonaparte – une relation qui valut au Corse de sérieux ennuis après la chute de Robespierre. Lorsque la Convention s’en prit à Maximilien le 9 thermidor, Augustin demanda sa propre arrestation. Les députés lui accordèrent ce souhait. Il rejoignit les insurgés à l’Hôtel de Ville de Paris. Lorsque les troupes de la Convention firent irruption, il se jeta par une fenêtre. En vain : grièvement blessé, il était toujours vivant. Il dut ainsi attendre encore de longues heures, dans la douleur, avant de passer sous la guillotine.
1767 · Son père abandonne ses enfants. Augustin et Maximilien sont élevés par leurs grands-parents maternels. Leur père meurt dix ans plus tard à Munich.
Janvier 1793 · Augustin Robespierre vote sans réserve pour la mort du roi.
Juillet 1793 · Représentant en mission auprès de l’armée d’Italie (notamment avec Barras).
Janvier 1794 · Mission dans le département de la Haute-Saône. Augustin Robespierre y obtient la libération de prisonniers détenus pour leurs convictions religieuses.
27 juillet 1794 · Lors de la séance de la Convention du 9 thermidor, Augustin Robespierre demande sa propre arrestation. Il rejoint les insurgés qui se rassemblent le soir à l’Hôtel de Ville.
28 juillet 1794 · Peu avant la prise de l’Hôtel de Ville par les troupes de la Convention, Augustin Robespierre se jette par une fenêtre et se blesse grièvement. Le soir, il est guillotiné sur la place de la Révolution. Il est le deuxième à être exécuté, après Couthon.
Augustin Robespierre a vécu jusqu’à l’âge de 31 ans.
Citations
… le citoyen Buonaparte, général chef de l'artillerie, d'un mérite transcendant. Extrait d’une lettre d’Augustin à son frère, le 16 germinal an II (5 avril 1794)
Je suis aussi coupable que mon frère ; je partage ses vertus. Je demande aussi le décret d’accusation contre moi. Augustin Robespierre à la Convention, le 9 thermidor
Couthon, tous les patriotes sont proscrits, le peuple tout entier est levé, ce serait le trahir que de ne pas te rendre avec nous à la Commune, où nous sommes actuellement. Lettre écrite par Augustin Robespierre dans la nuit du 9 au 10 thermidor, signée par lui, son frère et Saint-Just