Barbeau du Barran (appelé aussi Dubarran) fut membre du Comité de sûreté générale pendant la Terreur. Dubarran affectionnait les méthodes pratiques et sans compromis. C’est lui qui, à la Convention, imposa l’exécution immédiate des condamnés du 10 thermidor – sans procès ni formalités gênantes. Exécution immédiate. Robespierre et ses partisans furent envoyés à la guillotine après la simple vérification de leur identité. Pourtant, après sa participation à la chute du prétendu tyran, Dubarran ne parvint jamais à retrouver une position politique. Ancien terroriste, il perdit sa place au Comité de sûreté générale. Son nom réapparut brièvement en 1815, lorsqu’il devint député au Parlement de Napoléon pendant les Cent-Jours. Après la victoire définitive de la monarchie en France, Dubarran – considéré comme un régicide – dut quitter son pays natal. Il mourut en Suisse. JK
Parle avec Dubarran !
Question →
Pose ta question ci-dessus.
1761 - 1816
3 juillet 1761 · Né à Castelnau-d'Auzan.
Septembre 1792 · Député du département du Gers à la Convention nationale.
13 octobre 1793 · Membre du Comité de sûreté générale.
28 juillet 1794 · Au matin du 10 thermidor, il présente au nom du Comité de sûreté générale et du Comité de salut public un décret à la Convention, ordonnant que les insurgés déclarés hors-la-loi soient exécutés sur-le-champ, sur la place de la Révolution – sans procédure judiciaire.
6 octobre 1794 · Révoqué du Comité de sûreté générale.
28 mai 1795 · Arrêté par la Convention thermidorienne après l’échec de l’insurrection de Prairial.
Octobre 1795 · Libéré dans le cadre de l’amnistie générale.
8 mai 1815 · Député à la Chambre des Cent-Jours.
Juillet 1815 · Poursuivi comme régicide, il s’enfuit en Suisse lors de la Restauration.
16 mai 1816 · Mort à Assens (Suisse) à l’âge de 54 ans.
Citations
J’ai consulté la loi, et elle m’a dit que tous les conspirateurs méritent la mort. La même loi m’a aussi appris que pour des crimes égaux, les peines doivent être égales. Je vote pour la mort. Vote de Dubarran au procès du roi, janvier 1793.
Les Républiques, Citoyens, ne s'établissent que par des principes et par des mœurs. User d'indulgence et de mollesse envers ces traîtres, c'est reculer la marche de la révolution, c'est anéantir la liberté, c'est frapper à mort les patriotes. Dubarran devant la Convention, 11 novembre 1793.
Il prit part à la chute de Robespierre, mais seulement pour tenter de prendre sa place ; son plan échoua. Pierer, Dictionnaire universel, tome 2 (1857)