André Amar

André AmarAndré Amar fut l’un des principaux membres du Comité de sûreté générale, ce comité qui organisa l’appareil de la Terreur pendant la Terreur. Ce puissant organe surveillait les comités de surveillance, dirigeait la police politique et pouvait envoyer les suspects devant le Tribunal révolutionnaire. Amar était un révolutionnaire convaincu et un athée. Le fait qu’il ne crût pas en Dieu le rendait suspect aux yeux de Robespierre, qui occupait une position comparable au sein du Comité de salut public. Le 9 thermidor, Amar participa à la chute de l’Incorruptible. Mais il n’avait nullement voulu mettre fin en même temps à la Terreur — et il dut le payer. Amar fut persécuté par les Thermidoriens et, sous le Directoire, arrêté à plusieurs reprises. À la fin, André Amar renonça à la politique et se consacra à la mystique.

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1755 - 1816

Signature de André Amar

Citations

Nous croyons donc qu’une femme ne doit pas sortir de sa famille pour s’immiscer dans les affaires du gouvernement.
Amar, pour justifier la loi interdisant les sociétés politiques de femmes, 30 octobre 1793.

Cela vous conviendra.
Amar à Fouquier-Tinville, l’accusateur public, en lui remettant le décret de la Convention sur l’exclusion possible des accusés. Cela permit au tribunal de conclure le procès contre Danton dans le sens des comités.

Une horde de fripons favorisés par Amar et Jagot.
Robespierre dans son dernier discours à la Convention, le 8 thermidor (26 juillet 1794), à propos des agents du Comité de sûreté générale.

Le Moniteur

31 octobre 1793



Signatures de membres du Comité de sûreté générale et du Comité de salut public sur le mandat d'arrestation contre Danton, 30 mars 1794. En bas à gauche, la signature d'Amar.

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